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LES PAYS-BAS

XIV - XVI ème siècles

Charles Quint

Philippe II

Princes et gouverneurs espagnols des Pays-Bas au XVI ème siècle

Arras : Les Vert-Vetus et les Chapeaux Violets

1552 : les " briseurs
d'images "

Bibliographie

 

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HISTORIQUE DES PAYS-BAS

Par le mariage en 1369 de Philippe le Hardi et de Marguerite de Mâle, l'héritière des comtés de Flandre et d'Artois, la maison de Bourgogne prend pied en Flandre. Dès 1384, elle entreprend de réaliser à son profit l'unification de tous les Pays-Bas.

Le 06 août 1446, Philippe le Bon donne à ses états un gouvernement central sous forme d'un organisme appelé " Grand Conseil ". A sa tête, nous retrouvons un chancelier autrement appelé Premier ministre.

Sous Charles le Téméraire, les Pays-Bas comptent près de 208 villes, 150 gros bourgs, 6300 paroisses répartis sur une superficie moyenne de 78000 km2.

A la mort du Téméraire en 1477, sa fille Marie de Bourgogne lui succède et se marie avec Maximilien d'Autriche. Louis XI revendique l'Artois en vertu du droit d'apanage et le déplacement provisoire sous mandat français des autres possessions. Pour la cessation des hostilités, le Roi pose comme condition qu'Arras lui soit livrée. Le chancelier Hugonet autorise le sire de Crêvecoeur, capitaine de la garnison, à remettre les clés de la Cité.

En 1482, le traité d'Arras apporte à la France le comté d' Artois sous forme de dot constituée à Marguerite d'Autriche, fille de Marie et de Maximilien Ier, en vue de son mariage avec le dauphin, futur Charles VII. Ce dernier en 1492, rompt le mariage mais veut conserver les possessions et garder Marguerite en otage. Le 23 mai 1493, par le traité de Senlis, l'Artois rentre à nouveau dans les possessions bourguignonnes.

Philippe le Beau, fils de Marie de Bourgogne, prince des Pays-Bas fait entrer la maison d'Espagne dans le duché de Bourgogne par son union avec Jeanne d'Aragon, fille de Ferdinand d'Aragon, roi d'Espagne et d'Isabelle de Castille.

En 1515, Charles Quint, leur fils, hérite des Pays-Bas. Pendant son règne ( 1519 - 1555 ), il porte à 17 le nombre des provinces qu'il constitue et érige en 1548 en " Cercle d'Empire " sous l'autorité d'une gouvernante générale, sa sœur Marie d'Autriche, reine de Hongrie. Il promulgue ses premiers édits pour étouffer les hérésies qui apparaissent dans les Pays-Bas dès 1520 où les idées de Luther pénètrent peu à peu introduites tout d'abord à Tournai par les marchands qui entretiennent avec les Allemands d'étroites relations. Dix ans plus tard, ce sont les doctrines de Calvin qui se répandent dans les Pays-Bas. Douai et Arras, bastions du catholicisme, résistent.

Dès 1522, Charles Quint avec l'approbation du pape Urbain VI, dépêche un inquisiteur pour toutes les provinces des Pays-Bas lui appartenant.

En 1543, malade, il confère l'administration de son royaume à son fils Philippe II. En 1555, il se retire au couvent deYuste et lui abandonne la souveraineté des Pays-Bas. Celui-ci prétend les diriger comme il dirige l'Espagne en appliquant une même politique centralisatrice alors que les Pays-Bas, que ce soit sous l'autorité des ducs de Bourgogne ou celle des Habsbourg d'Autriche, ont toujours connu une politique équilibrée; les États provinciaux et les États Généraux faisant contrepoids à l'autorité du gouverneur et des Conseils du gouvernement central.

En 1559, avant son départ pour l'Espagne, il nomme sa demi-sœur, Marguerite de Parme, gouvernante des Pays-Bas et la place sous la tutelle de " la Consulta " ( conseil secret composé de trois hommes tout dévoués à sa politique : Antoine Perrenot de Granvelle, évêque d'Arras; Viglius d'Ayatta, président du conseil privé et Charles de Berlaymont, gouverneur de Namur ).

Il créé de nouveaux évêchés, organise la résistance et demande à sa sœur de ne tolérer aucun adoucissement de ses ordonnances car " il ne régnera jamais sur des hérétiques ".

 

Il nomme également des gouverneurs pour chacune des provinces. Les noms sont prestigieux : Guillaume de Nassau, prince d'Orange, Lamoral d'Egmont gouverneur de Flandre et d'Artois et le comte de Hornes gouverneur de la Guelde. Sous la pression de ce dernier, Marguerite de Parme renvoie Granvelle et tente à partir de 1565 une politique de modération réclamée par les seigneurs soucieux d'affirmer la personnalité des Pays-Bas puis dont le souci est de faire reconnaître la liberté religieuse.

Malgré tout, l'aristocratie se soude par le " compromis des nobles "
( 1565 ). Ces gentils-hommes, à la tête desquels se trouvent Guillaume d'Orange, Egmont, Hornes, Marnix de Sainte Aldegonde et Brederode s'affublent alors du nom de " Gueux " que Berlaymont, conseiller de la Régente, leur donna le jour où ils se présentèrent devant elle, vêtus en pauvres, portant l'écuelle et la besace en signe de protestation. La révolte a trouvé son symbole.

En août 1566, en l'absence du duc d'Orange, les calvinistes enhardis se livrent alors à de violentes émeutes. L'insurrection se propage avec une effrayante rapidité en Flandre, Brabant, Hollande et Zélande. Le 16, une foule de calvinistes et d'anabaptistes se répandent dans la ville d'Anvers, détruisent les images pieuses, mutilent les édifices religieux, dont la cathédrale. En Artois, les " briseurs d'images " se déchaînent surtout dans le pays de Lalleu. A Arras, le calme règne, dû certainement au rayonnement exceptionnel de l'évêque Richardot et au nombre limité de protestants dans la ville. La répression ne se fait pas attendre. Philippe II n'apprécie pas et envoie des troupes commandées par le duc d'Albe pour rétablir l'ordre
( 1567 ). Entre cette date et 1573, des milliers de personnes tombent victimes de sa cruauté. La 5 juin 1568 sur la Grand Place de Bruxelles, les comtes d'Egmont et de Hornes sont décapités.

Les excès du duc d'Albe poussent les sujets les plus loyaux du roi dans le camp des rebelles. Rentré en Espagne à sa demande, il est remplacé de 1573 à 1575 par Louis de Requesens, grand commandeur de Castille qui ne comprend pas mieux ce peuple que son prédécesseur.

En 1576, don Juan demi-frère de Philippe II, reçoit le commandement de l'armée d'Espagne et le gouvernement des Pays-Bas avec pour mission de rétablir l'autorité du roi. A son arrivée, il trouve toutes les provinces unies, sinon contre le pouvoir, du moins contre les armées espagnoles qui ravagent le pays. Les États Généraux ayant pris l'initiative de se réunir et de proclamer la
" Pacification de Gand ", cet acte est ratifié par le nouveau gouverneur mais rapidement remis en cause par le noyau dur des orangistes qui prennent alors le nom de " Patriots ".

Don Juan tente de rétablir le calme mis à mal par ses prédécesseurs. Par " l'Édit perpétuel " de Marche-en-Famenne de 1577, il offre le départ des troupes espagnoles si le pays renonce au protestantisme. Mais la proposition est rejetée par le duc d'Orange. La guerre est alors inévitable.

Le 31 août 1578, don Juan bat l'armée des états généraux à Gembloux près de Bruxelles. Il meurt la même année.

C'est Alexandre Farnèse, duc de Parme, petit-fils de Charles Quint par sa mère, Marguerite de Parme, que Philippe II choisit pour succéder à don Juan au gouvernement des Pays-Bas. Fin stratège, le nouveau gouverneur sait habilement exploiter les craintes des provinces méridionales de tradition catholique face à la montée du protestantisme. Le 6 janvier 1579, les députés du Hainaut, de l'Artois et de Douai réunis à l'Abbaye de Saint Vaast, signent " l'Union d'Arras ". Ils veulent protéger la religion catholique et se réconcilier avec le roi tout en demandant le respect de la
" Pacification de Gand ", de " l'Union de Bruxelles " et de " l'Edit
perpétuel ".

Immédiatement, les sept provinces du Nord, Hollande, Zélande, Gueldre, Utrecht, Frise, Overrijssel et Groningue, répliquent en formant
" l'Union d'Utrecht ".

Le 23 janvier 1579, l' " Union des Pays-Bas " a belle et bien cessé d'exister.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

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