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l'OPERA de Lille

 

Opéra de Lille

 

L'Opéra de Lille

 Historique :  Après l'incendie, en 1903, de l'ancien théâtre construit en 1788 au coeur de la ville, la municipalité lance en 1907 un concours pour la construction d'un nouvel édifice. Le règlement met alors l'accent sur la  prévention de l'incendie et recommande notamment de porter attention à la largeur et à la commodité des  dégagements et des escaliers à tous les étages. Le projet lauréat de l'architecte Louis Marie Cordonnier a  respecté cette consigne qui permet au bâtiment de bénéficier aujourd'hui de volumes exceptionnellement  vastes dans tous ses espaces publics (zones d'accueil, foyer, déambulatoires,...).
Le gros oeuvre du chantier s'est achevé en 1914, mais les travaux de finition n'ont pu être menés à leur  terme à cause de la guerre. Les Allemands ont d'ailleurs très vite investi le lieu qu'ils ont meublé et équipé avec les sièges et le matériel d'un autre théâtre lillois, Le Sébastopol. En près de quatre années  d'occupation, une centaine de spectacles et de concerts y ont été présentés en faisant la part belle à Wagner, Mozart, Strauss, Beethoven.Après cette occupation germanique et une période de remise en état, le " Grand Théâtre " comme on l'appelait  à l'époque a pu donner sa «première française» en 1923
.

Opéra de Lille

Lille : Nouvelle Bourse ( CCI.) - Opéra

A gauche , la Nouvelle Bourse( CCI.) & à droite l'Opéra, tous deux oeuvre de l'architecte Louis-Marie CORDONNIER  . Au premier plan à droite, la Vieille Bourse.

Opéra de Lille

 

LA FAÇADE
Précédée d'un vaste perron et d'une volée de marches en pierre de Soignies, la façade est un symbole de  l'identité Lilloise. De composition néoclassique, elle fait preuve d'un éclectisme en termes d'éléments  architectoniques et décoratifs. Elle adopte le parti de composition du Palais Garnier, mais avec une  morphologie générale différente. En pierre calcaire, très lumineuse, cette façade déploie trois strates  architecturales (travées), qui correspondent à trois styles de parements. Le premier étage, étage noble, est  rythmé par trois larges baies cintrées, conçues pour inonder de lumière le grand foyer. Ces baies  participent pleinement à l'allure néoclassique et à l'élégance de l'édifice.
Louis Marie Cordonnier fournit l'intégralité des plans et dessins nécessaires à l'ornementation de la  façade. Il accorda la réalisation (et non la conception) du motif du fronton, illustrant la Glorification des Arts, à un artiste de la région lilloise : Hippolyte Jules Lefebvre. Se détachant de la rigueur générale du bâtiment, le groupe sculpté s'articule autour d'Apollon, le Dieu des Oracles, des Arts et de la Lumière. Neufs muses l'accompagnent, réunissant ainsi autour de l'allégorie du vent Zéphir, la poésie, la musique, la comédie, la tragédie et d'autres arts lyriques ou scientifiques.
Les deux reliefs allégoriques de l'étage noble (dessins de Cordonnier là encore), se répondent. À gauche, du sculpteur Alphonse Amédée Cordonnier, une jeune femme tenant une lyre, représente La Musique. Des bambins jouent du tambourin et de la guitare. À droite, le sculpteur Hector Lemaire, a symbolisé la tragédie. Les putti représentent des masques de théâtre et l'allégorie féminine, dramatique et animée, brandit une épée, environnée de serpents et d'éclairs.

     La fermeture et le lancement des travaux (depuis 1998).
En mai 1998, la Ville de Lille se trouve dans l'obligation de fermer précipitamment l'Opéra et de mettre un terme à la saison en cours. Cette fermeture est provoquée par l'analyse des dispositifs de sécurité du bâtiment qui se révèlent être défectueux; une mise en conformité de l'édifice face au feu apparaît alors nécessaire, tant au niveau de la scène que de la salle et de l'architecture alvéolaire qui l'entoure. Ces travaux de rénovation apparaissent toutefois rapidement insuffisants. La vétusté de certains éléments de l'Opéra et la volonté de rendre au public un théâtre de grande qualité technique et esthétique, encourage la municipalité de Lille à entreprendre des interventions plus importantes. Les acteurs du chantier définissent alors trois objectifs majeurs pour les travaux de modernisation et,de  mise en conformité de l'Opéra de Lille. Le premier est d'aboutir, en respectant évidemment l'édifice, à une mise aux normes satisfaisante et répondant aux réglementations existantes, en particulier dans le domaine de la sécurité des personnes. Le deuxième vise à améliorer les conditions d'accueil des productions lyriques, chorégraphiques et des concerts dans le cadre d'un théâtre à l'italienne tout en préservant l'oeuvre de Louis Marie Cordonnier dont la configuration, les contraintes et l'histoire induisent une organisation spatiale classique.  Il s'agit enfin de valoriser l'Opéra de Lille comme lieu de production et d'accueil de grands spectacles lyriques et chorégraphiques en métropole lilloise, en France et en Europe.
     Le projet architectural de l'Opéra a été particulièrement complexe. Non classé au patrimoine historique, l'Opéra est en revanche inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques de France (totalité du bâtiment sauf les machineries). A ce titre, chaque intervention en relation avec l'architecture a été effectuée après consultation et avis de l'Architecte des Bâtiments de France et du Conservateur des monuments historiques. L'Opéra est par ailleurs situé dans un périmètre protégé, puisque la Vieille Bourse est classée, ce qui permet de développer un urbanisme adapté et respectueux du bâtiment.

 

Opéra de Lille , final de Don Giovanni- montage

LA GRANDE SALLE
Si les plans aquarelles de Cordonnier privilégiaient la couleur bleue, la volonté de reproduire une salle à 
l'italienne (un des derniers exemples construits en France) a fait opter l'ensemble des acteurs du chantier 
de l'époque pour le rouge et or, plus conventionnel. La salle est couverte d'une coupole. Elle comprend six 
loges d'avant scène, une fosse à orchestre, un large parterre et quatre balcons (quatre galeries).
Le décor est particulièrement abondant. Les écoinçons comportent plusieurs groupes sculptés : La Danse, la 
Musique, la Tragédie et la Comédie. De part et d'autre des loges d'avant scène, quatre cariatides portent 
les galeries supérieures. Elles représentent les quatre saisons. Un groupe sculpté, au thème similaire de 
celui de la façade, est dédié à la Glorification des Arts, et affiche sa devise en latin : Ad alta per 
artes.
Huit médaillons peints alternent avec des figures mythologiques (éphèbes sculptés). C'est Edgar 
Boutry qui réalisa l'ensemble de ce décor sculpté tandis que Georges Dilly et Victor Lhomme furent chargés 
conjointement de la réalisation des huit médaillons de la coupole. Ces peintures marouflées (toile de lin 
appliquée aux plâtres) ne présentent qu'un camaïeu de brun avec quelques rehauts de bleu.
Suite aux rénovations , implantation de nouveaux fauteuils, disposés en quinconce afin d'améliorer la visibilité 
avec également modification de la déclivité du parterre. 
Salle à l'Italienne de 1138 places...

Opéra de Lille , façade nuit   Opéra de Lille, loges
l'Opéra , intérieur rénové et façade...

Des rendez-vous permanents avec l’opéra, la danse et la musique :  Opéra de Lille : Don Giovanni janvier 2004

Les activités de l’opéra de Lille font avant tout la part belle aux grandes œuvres de l’histoire de l’opéra en se passionnant pour toutes les ouvres du répertoire au contemporain, du baroque a contemporain.  Toutefois, la danse joue également un rôle de premier plan, notamment avec les créations des plus grands chorégraphes internationaux. Enfin, en soirée dans la salle, ou à d’autres heures de la journée dans les autres espaces du bâtiment, de nombreux concerts rythmeront la vie de l’Opéra.

Janvier 2004 :
Premier grand spectacle lyrique, Don Giovanni de Mozart,  réalisé en collaboration avec le Théâtre de la Monnaie de Bruxelles , mise en scène de David Mc Vicar et direction musicale de Pascal Verrot : un succès !

 

Opéra de lille : le foyer     Opéra de Lille : l'escalier d'honneur
L'Opéra de Lille, vues du Foyer et  de l'Escalier d'Honneur...

LE VESTIBULE
L'entrée est rythmée par les marches d'escalier du perron depuis la place du théâtre et s'effectue par trois sas largement dimensionnés. Le visiteur pénètre dans le vestibule qui lui offre immédiatement une vue sur l'escalier d'honneur menant au parterre et aux galeries des étages. Introduction progressive au lyrisme du lieu, le vestibule met en scène deux statues réalisées en stuc de pierre. À droite, "L'Idylle" de Jules Dechin, et en écho, « La Poésie» du sculpteur Charles Caby.

LES GRANDS ESCALIERS
Avec un programme d'aménagement et de décoration très riche, les escaliers instaurent un détachement volontaire avec l'environnement urbain et le lexique architectural encore réservé au vestibule. Propices à une « représentation sociale » (défilé des classes sociales du début du XXe siècle par exemple), lés grands escaliers sont une cellule à valeur indicative, qui annonce le faste du lieu. Afin d'augmenter la capacité d'accueil de la salle, Cordonnier a privilégié une volée axiale droite, puis deux montées symétriques divergentes. Une voûte à caissons remarquable, d'inspiration renaissance italienne, repose sur une série de colonnes en marbre cipolin. L'architecte chargea le sculpteur stucateur André Laoust du décor des baies qui surplombent les escaliers et ferment l'espace entre le grand foyer et les galeries. Louis Allard est quant à lui auteur, d'après les esquisses de Cordonnier, des deux vases monumentaux (plâtre peint et doré), disposés sur les paliers d'arrivée (et initialement prévus pour le grand foyer).

LE GRAND FOYER
Le grand foyer a été voulu par Louis Marie Cordonnier comme un véritable vaisseau, qui s'allonge sur toute la façade de l'Opéra. L'espace, très élégant, fait preuve de dimensions exceptionnelles, au regard de celles rencontrées dans d'autres lieux théâtraux. Les volumes intérieurs, particulièrement vastes, sont le cadre d'une effervescence et de la déambulation du public lors des entractes, et continue à émerveiller le public par sa richesse ornementale. L'espace est éclairé par cinq grandes baies dont trois jumelées du côté de la place. Le décor du plafond et les deux tableaux ovales représentant La Musique et La Danse sont l'oeuvre du peintre Georges Picard. En parallèle, les quatre grands groupes sculptés ont été réalisés par Georges Armand Vérez, et forment un ensemble cohérent avec le programme d'ornementation, qui développe le thème des arts. On remarque également  deux sculptures : l'allégorie de La Paix, d'Edgard Boutry, et le groupe des trois grâces, oeuvre de GustaveAdolphe Crauk.

Place du Théatre à Lille photo nordmag
le vendredi 14 mai 2010 : Carmen en direct sur écran géant place du Théâtre à Lille

■ Mars 2012:  

 En ligne : Le Couronnement de Poppée à l’Opéra de Lille
 

lien : http://liveweb.arte.tv/fr/video/Le_Couronnement_de_Poppee_Opera_Lille_Monteverdi_Jean-Francois_Sicadier_Emmanuelle_Naim/
 

Dirigé par Emmanuelle Haïm, mise en Scène par Jean-François Sivadier   Filmé le 26/03/2012 


Une histoire de conquête, de pouvoir, d’ambition, d’amour et de trahison. Poppée rêve de devenir impératrice, mais se dressent devant elle
quantité d’obstacles et de gens à éliminer. Écrit et composé au milieu du XVIIe siècle, Le Couronnement de Poppée est le premier opéra à ne
pas avoir recours aux dieux de l’antiquité pour exprimer les sentiments les vils de l’espèce humaine.
Attribuée à Monteverdi quoique des doutes subsistent, l’œuvre, oubliée pendant près de deux siècles pour être réhabilitée à la toute fin du
XIXe siècle, revêt un caractère éminemment érotique. Qu’accentue plus encore la mise en scène physique et sensuelle de Jean-François
Sivadier ? Au sein d’une débauche de couleur incroyablement cohérente, le metteur en scène refuse de choisir ente l’antique et le
contemporain. Préférant s’attarder sur la puissance de l’expression des sentiments.

Mardi 11 mai 2010 : première des 10 représentations de Carmen à l'Opéra de Lille   
 le vendredi 14 mai : Journée spéciale France Inter : en direct de l'Opéra de Lille à l'occasion du spectacle événement CARMEN:  l’opéra Carmen en direct sur France Inter !  les grandes voix de France Inter vous donnent rendez-vous pour venir assister nombreux aux émissions, réalisées en direct de Lille, avant la diffusion le soir même, en direct, de la représentation de Carmen à l’Opéra.   http://www.opera-lille.fr  Vivez une représentation de l’opéra Carmen de Bizet près de chez vous :
 ■SUR LE SITE INTERNET DE FRANCE 3 NORD-PAS DE CALAIS pour voir ou revoir " Carmen"
http://nord-pas-de-calais-picardie.france3.fr à partir du 14 mai à 20h puis en continu (avec surtitres, audiodescription, informations sur le spectacle...)

Photos Pré-Générale. Crédits Photos: Frédéric Iovino

 

 

 

Opéra de Lille : 2, rue des Bon Enfants  B.P. 133  59001 LILLE Cedex   tél : 03 28 38 40 50   Billetterie : 03 28 38 40 40
mél : info@opera-lille.fr      programme de la saison en cours sur le site internet : www.opera-lille.fr
 

Source: Opéra de Lille  -  Photos©nordmag.com  

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