Et pourquoi pas ? Pour la Joconde au Louvre Lens

Publié par Nicolas CHALMIN le

Dernière mise à jour ( 01/03/2018 ) : 
Prêt de la Joconde au Louvre-Lens : « On va l’étudier sérieusement », promet la ministre de la culture Françoise Nyssen.
Dans le cadre d’un « grand plan d’itinérance », le célèbre tableau de Léonard de Vinci pourrait quitter les murs du Louvre à Paris pour le Louvre Lens.

Soutenons la venue de ce chef d’oeuvre au musée du Louvre-Lens. Rendez-vous sur les réseaux sociaux avec le hashtag #laJocondeàLens.

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La Joconde, un des portraits les plus emblématiques de l’histoire de la peinture pourrait-elle un jour prochain être exposée au LouvreLens ?
Sa venue symboliserait à la perfection la « marque » Louvre @MuseeLouvre censée amener la prospérité sur Lens et la région #HDF

Fin janvier, le maire de Lens, Sylvain Robert, écrit au président de la République pour demander que « La Joconde » soit exposée à Lens.
Les supporters du RC Lens ont suivi la tendance et ont déployé un tifo représentant la Joconde aux couleurs lensoises, lors d’une rencontre footballistique avec Valenciennes.

Une page FB dédiée voit le jour dans la foulée. Assez peu de like pour le moment, faut-il l’avouer.
Alors, l’engouement de la population va-t-il prendre.

En 2017 le Louvre-Lens a fêté ses 5 ans, un point d’étape. Une fréquentation globale de 2,8 millions de visiteurs depuis le 4 décembre 2012, qui se stabilise désormais autour de 450 000 visiteurs par an, après une baisse régulière de 2013 à 2015.
Le musée a accueilli, en 2017, 17% de visiteurs internationaux, d’abord ses voisins les plus proches (Belges, Néerlandais, Anglais).  Le public parisien et francilien, quant à lui, représente 9,3% des visiteurs. Il peine donc à trouver son audience auprès du public parisien, francilien, international et à renforcer une stature de rayonnement au-delà de nos frontières nationales voire même régionales.
Mais le musée est ancré au sein de son territoire. Le public régional représente 64,8%. C’est sa force.
La gratuité d’accès de la Galerie du temps et du Pavillon de verre y sont certainement pour beaucoup.
C’est aussi sans compter les efforts des équipes de médiations auprès de la population du bassin minier.
Le Louvre Lens est un musée familial : 33,1% des publics sont des familles, un pourcentage largement plus élevé que la moyenne nationale. Il faut donc jouer sur cet atout majeur.

Avec l’éventualité de la venue de La Joconde, on sort du lourd pour un territoire en manque absolu d’attractivité depuis des décennies. C’est donc à travers la mobilisation de la base de ses visiteurs, les régionaux, qui se joue l’avenir de ce musée.

Mais le problème est ailleurs, nous dit-on.
Les milieux parisiens ne sont pas vraiment enthousiastes. Dans un article du 14 février de la Tribune de l’Art, intitulé « La Joconde, si fragile que le Louvre ne se la prêtera pas ! », Didier Rykner,  journaliste et historien de l’art français fondateur du magazine en ligne La Tribune de l’art, interprète ce mouvement comme « extrêmement dangereux » qualifiant la ministre de la culture, Françoise Nyssen, « d’irresponsable ».
La gue-guerre Paris-Province est donc relancée.
Dossier à suivre …

 

 

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